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Histoire Lorraine "Cétékicétéquoi"

Histoire Lorraine


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Vieux 04/05/2011, 15h08   #211
Bernard
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Par défaut Paul François Barbe (1836 – 1890).


Paul Barbe (1836-1890)
Militaire, ingénieur, homme d'affaires et homme politique.


En 1866, Alfred Nobel (1833-1896) chimiste suédois invente la dynamite, explosif solide fabriqué à base de nitroglycérine pour sa part explosif chimique liquide dense conçu par l’Italien Ascanio Sobrero (1812-1880).

La Société Nobel est créée mais son fonctionnement nécessite l’apport de capitaux supplémentaires ainsi qu’un partenaire industriel et financier ambitieux. Cet associé Alfred Nobel le trouvera en 1868 auprès de la Société Barbe, Père et Fils et Cie, Maîtres de Forges à Liverdun (Meurthe-et-Moselle).

Depuis 1861 la Société Barbe, Père et Fils et Cie, Maîtres de Forges à Liverdun est dirigée par le fils Paul, François Barbe ancien officier ingénieur sortant de Polytechnique. Le courant passe bien entre les deux hommes et Paul Barbe investit 200.000 Francs dans le projet. Barbe se chargera de la production, les bénéfices seront partagés à part égal entre les deux associés…

Lire la biographie de Paul François Barbe ainsi que l’histoire du partenariat Nobel-Barbe



Alfred Nobel (1833-1896)
__________________
A lire...

Une protestante et une Espagnole à la cour de Lorraine : Les épouses d’Henri II, duc de Lorraine.
D’où le danger de manger des pommes : La Guerre de la hottée de pommes (1428-1429).
A n’en pas douter un «chaud lapin» : Les amours de Charles IV, duc de Lorraine.
Acte de Résistance à Nancy : La rafle manquée de Nancy (19 juillet 1942).
La possédée : Elisabeth de Ranfaing, l'énergumène de Nancy (1592-1649).
Des animaux traduits en justice : Condamnation de souris (1733).
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Vieux 11/05/2011, 19h20   #212
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Par défaut Abbaye cistercienne de Clairlieu (54)

L'abbaye est située dans un écart de villers-les-Nancy.



Une partie des vestiges sont sous une scierie. La reconstitution du plan donne idée de l'importance qu'elle avait.
Les restes sont préservé au mieux et un panneau explicatif résume son histoire :



"L'abbaye cistercienne de Clairlieu a été fondée en 1160 par le duc de Lorraine Mathieu 1er dans un vallon en lisière de la forêt de Haye. Les moines cisterciens dénomment "Calrus locus" (Clair-lieu, le territoire qui leur est donné, défrichent, édifient une église ; la construction des bâtiments abbatiaux se poursuit pendant toue la première moitié du XIIIe siècle. L'histoire de l'abbaye est à peu de choses près celle de tous les établissements monastiques ; l'ouverture aux fidèles et l’assouplissement de la règle monastique précèdent les guerres et les difficultés en tout genre à la fin du Moyen-âge et au XVIe siècle. Une tentative de renouveau, au début du XVIIe siècle, est sans lendemain. appauvrie, l'abbaye est supprimée en 1790 comme tous les monastères français : elle est démolie et rasée aussitôt. Au moment où ont commencé les fouilles, rien n'en subsistait au ras du sol.
Autour de la cour du cloitre, quadrangulaire (20X21 m), s'élevaient les bâtiments monastiques. Le cloître devait comporter primitivement des arcades et de gros piliers d'angle ; il a été entièrement refait aux XVII-XVIIIe siècles. Le bâtiment des moines, à l'est, très long, comprend les pièces habituelles : salle capitulaire, salle des moines, à l'étage se trouvait le dortoir. Un couloir sépare ce bâtiment de celui qui lui est perpendiculaire au nord, appelé bâtiment du réfectoire ; de celui-ci subsiste au jour une seule pièce, qui servait de chauffoir à l'origine et qui a été utilisée comme cuisine du XV au XVIIIe siècle avec construction d'une cheminée monumentale.

Un égout collecteur se situe en arrière d ce bâtiment, forme un coude pour longer le couloir vers le nord ; à l'angle se trouaient les latrines ; cet égout a servi de dépotoir. Au-delà se situaient les jardins, dépendances et ateliers non fouillés.

La municipalité de Villers, associée pour une part à la direction des Antiquités de Lorraine, a entrepris de restaurer le site en mettant en valeur le plan primitif."

Un site assez complet sur l'abbaye de Clairleu.
Vient de paraitre : Clairlieu, espace de lumière par le Père Paul-Christian Grégoire.
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Vieux 14/05/2011, 10h09   #213
Bernard
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Par défaut Traité de Francfort (10 mai 1871)



Le traité de Francfort signé le 10 mai 1871 confirme le traité de paix préliminaire franco-allemand signé auparavant à Versailles le 28 février de la même année. Il met officiellement fin à la guerre franco-prussienne (19 juillet 1870 - 29 janvier 1871) qui opposa le Second Empire français et le royaume de Prusse et ses alliés.

Le conflit s’est conclu par une victoire sans appel de l’Allemagne. Ci celle-ci déplore 44 000 morts et 128 000 blessés, elle coûte à la France 139 000 morts et 143 000 blessés. Lourd tribu pour une guerre qui n’aura durée qu’un peu plus de 6 mois.

La clause la plus tragique du Traité de Francfort concerne les annexions.
- Alsace : les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à l'exception de l'arrondissement de Belfort
- Moselle : les arrondissements de Sarreguemines, Metz et 11 communes de l'arrondissement de Briey
- Meurthe : les arrondissements de Sarrebourg (moins 9 communes) et Château-Salins
- Vosges : les cantons de Saales et Schirmeck

Ces dispositions sont lourdes de conséquences pour la France. Le pays se voit ampué de 1 447 000 hectares, 1694 communes, 1 597 000 habitants, 1/5e de son potentiel minier et sidérurgique. Les voies navigables perdues car désormais en territoire allemand devront être empruntées contre des droits de douanes exorbitants. Le canal de l’Est sera construit pour pallier à cette obligation. Son financement ne pourra se faire qu’après émission d’emprunts destinés au remboursement d’une indemnité de guerre de 5 milliards de francs or a verser en 3 ans imposée également par traité de Francfort

Le traité de Francfort
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A lire...

Une protestante et une Espagnole à la cour de Lorraine : Les épouses d’Henri II, duc de Lorraine.
D’où le danger de manger des pommes : La Guerre de la hottée de pommes (1428-1429).
A n’en pas douter un «chaud lapin» : Les amours de Charles IV, duc de Lorraine.
Acte de Résistance à Nancy : La rafle manquée de Nancy (19 juillet 1942).
La possédée : Elisabeth de Ranfaing, l'énergumène de Nancy (1592-1649).
Des animaux traduits en justice : Condamnation de souris (1733).

Dernière modification par Bernard ; 15/05/2011 à 10h59.
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Vieux 14/05/2011, 23h06   #214
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Par défaut Monnaie de nécessité


"Comité de Défense des Intérets du Commerce Toulois
Remboursable au siège du comité - 12 rue du Général Gergoult
5 centimes - Non Daté
Carton rond, 26 mm"

On trouve dans Études Touloises un article sur les jetons Toulois. Ceux de la photo sont des exemplaires en carton.

La monnaie de nécessité est un moyen de paiement en période de manque de monnaie, émises par les chambres de commerce, entre 1914 et 1927.
Source wikipedia.

Il a existé des billets et des jetons. Ces derniers peuvent être en carton, aluminium, laiton, en zinc, maillechort.. et de formes diverses parfois assez fantaisie :


Grande Brasserie Lorraine-Nancy
20 centimes - Non Daté
Laiton rond lobé, 23 mm

Pour voir de nombreux exemples, d'un peu partout en France, on peut consulte le site d'un collectionneur. Il suffit de cliquer sur la ville de votre choix.
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Vieux 16/05/2011, 09h40   #215
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Par défaut Les frères Mougin - Céramistes lorrains



Ce document est un devis d'une commande de céramique établi par les frères Mougin, célèbres céramistes et sculpteurs lorrains originaires de Nancy, au début du XXème siècle.
Il fait partie d'un carnet de notes, et est actuellement visible à l'exposition qui leur est consacrée à l'Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)
Joseph et Pierre Mougin ont incontestablement marqué leur époque par leurs travaux de recherche et leur production exceptionnelle de pièces en céramique. La tradition familiale a été perpétuée par les enfants de Joseph, Odile et François tous deux céramistes également, et aussi par Bernard Grand Prix de Rome de sculpture.

Les frères Mougin chargeant leur four...



Source, le Républicain Lorrain :

Citation:
Cinquante-six heures de cuisson sans repos, jusqu’au « feu d’artifices du défournement. » L’image est de Joseph Mougin parlant de son travail. La postérité aurait été bien inspirée de retenir le céramiste nancéien, ami de Victor Prouvé, parmi les maîtres de l’Ecole de Nancy, les Daum ou les Majorelle. Mais à l’époque, Joseph Mougin se moque de sa notoriété. Loin des mondanités, il cherche, inlassablement. Mystères de la matière, des oxydes, des pigments enfermés au ventre du four. « Chez le sculpteur ou le peintre, on va à coup sûr. Le céramiste, lui, doit maîtriser le hasard et le feu », écrira-t-il dans ses carnets. C’est son chien qui le sauve, un jour, alors qu’il perd doucement conscience, empoisonné par des vapeurs toxiques. "Il faut endurer pour durer", dit encore l’une des devises de la famille. Le résultat est à la hauteur de l’effort.
Le cadre de l'Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson se prête parfaitement pour la mise en valeur de ces oeuvres, avec les différentes salles d'exposition et le cloître.

Citation:
Joseph Mougin s’impose donc comme un céramiste lorrain d’importance. Mais il n’est qu’un chaînon dans le projet mis en place par l’abbaye des Prémontrés, à Pont-à-Mousson. A savoir raconter, à travers une seule et même exposition, le parcours d’une dynastie de créateurs. Mougin de père en fils : trois générations d’artistes se succèdent ici, tout au long du XX e siècle, comme si la création artistique était devenue vertu transmissible. Les Mougin quelque peu délaissés reviennent donc en force, au bord de la Moselle, et c’est somme toute justice.
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=000253189…

Voir aussi l'article de MamLéa
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Vieux 19/05/2011, 10h11   #216
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Par défaut Isabelle Romée (1377–1458)


© Photo MamLéa de la statue située devant la basilique de Bois-Chenu, dans les Vosges. (6 mars 2011)

Née à Vouthon-Bas (Meuse) en 1377, Isabelle De Vouthon ou Devouton épouse Jacques d'Arc ; le couple s'installe à Domrémy (88).
Ils auront pour enfants : Jeanne, Catherine, Jacques, Pierre et Jean.
Anoblie en 1429.
Après le décès de son conjoint, elle part s'installer à Orléans où elle œuvrera pour la réhabilitation de Jeanne d'Arc.
Elle y décède en 1458.

Son surnom de "Romée" lui viendrait d'un pèlerinage effectué à Rome.
Source Wikipedia
La résidence d'Isabelle à Orléans
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Vieux 20/05/2011, 13h58   #217
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Par défaut Marie Sautet, mère des poilus de 14/18



Née 61 rue Serpenoise à Metz le 15 mai 1859, Marie Sautet, née Etienne, est morte à Issy les Moulineaux le 10 janvier 1937.
Durant le siège de METZ en 1870, elle parcourt avec sa mère les ambulances de blessés afin de leur apporter aide et réconfort.
En 1882, mariée à un commerçant parisien originaire de Metz, elle s'installe à Paris.

"Nous n'avons pas d'enfants, j'ai voulu que tous les soldats soient nos enfants"
Ainsi parlait Marie Sautet, Lorraine née à Metz,qui, faute de pouvoir donner sa vie à son pays, lui à donné toutes ses économies .
D'abord marraine du 61° régiment d'infanterie puis de quarante régiments d'infanterie, de douze bataillons de chasseurs, de huit régiments belges de fusiliers marins, d'artilleurs, d'escadrons de cavalerie, de camps entiers de prisonniers, de trains de blessés et d'hôpitaux...
Marie Sautet passait ses nuits à faire des colis de tabac, de pâté, de cigarettes (400 à 500 par nuit) puis elle employa 5 ouvrières pour l'aider .
Après la guerre, elle fut couverte de décorations par la France et la Belgique
( son petit chien, mascotte des poilus, fut même nommé "brigadier d'honneur"!)
Après la guerre, monsieur Sautet, négociant en cuir, est ruiné ; le couple s'exile dans un hospice à Issy-Les-Moulineaux où il survit grâce à une rente venue d'une souscription lancée par les anciens combattants .
En 1937, elle décéde dans la misère ; le président de la république et la ville de Metz lui font des obsèques nationales ; elle repose au cimetière du Père-Lachaise au côté de son mari .
En 1936, ce furent les allemands qui lui rendirent hommage dans une revue populaire sous le titre "la mère des soldats français"
Une rue de Metz porte son nom : ayez une petite pensée pour elle si vous avez l'occasion de l'emprunter ....
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Vieux 22/05/2011, 19h22   #218
Alain
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Par défaut Marthe Richard (1889-1982)



Marthe Richard est née en Lorraine, à Blâmont (54) dans le Lunévillois, en 1889.

Cette femme a eu un destin hors du commun, car elle s'est distinguée tout au long de sa vie dans différents domaines :

Tout d'abord, dès l'adolescence Marthe Richard a connu la prostitution à Nancy. Ensuite elle rejoint Paris où elle rencontre et épouse un riche industriel.
Sa vie va alors changer, elle passe son brevet de pilote d'avion en 1913, devenant la sixième française à obtenir ce diplôme !

Suite au décès de son mari tué à Verdun, Marthe Richard devient espionne et reçoit en 1933 la légion d'honneur.

Durant la 2ème guerre mondiale elle rentre dans la Résistance et se fait intégrer en 1944 dans les FFI.

Ensuite elle dépose le 13 décembre 1945 devant le conseil municipal un projet pour la fermeture des maisons closes.

Puis en 1951 elle fonde un prix de littérature érotique, le prix Tabou, publie des livres dont : "Appel des sexes".

Le restant de sa vie, elle fait des conférences sur sa vie mouvementée, publie ses mémoires en 1974, et décède le 9 février 1982 à Paris, à l'âge de 93 ans. Marthe Richard est enterrée au cimetière du Père-Lachaise.
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Vieux 26/05/2011, 11h38   #219
sobeck
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sobeck est un bijou poli par le temps
Par défaut Marie-Antoinette Lix (1839-1909)



Marie -Antoinette Lix est née à Colmar le 31 mars 1839.

C'est la fille d'un grenadier à cheval qui à fait carrière dans l'armée et s'est retiré en devenant aubergiste.

Nostalgique de la vie militaire, il donne à sa fille une éducation de garçon, il la surnomme Tony, lui apprend le maniement des armes, l'escrime et à monter à cheval.
Elle va faire ses études chez les religieuses de la divine providence à Ribeauvillé, c'est une brillante élève qui obtient son brevet libre d'institutrice à l'âge de 17 ans.
En 1863, elle devient préceptrice dans la famille aristocratique Lubienski à Szycz en Pologne pour enseigner, aux 4 enfants de la comtesse Lubienska, le Français et l'équitation. Elle devient l'amie et la confidente de la comtesse.

En janvier 1863, la Pologne soumise au tsar se soulève entrainant de violentes représailles de la part des Russes. Le comte Lubienski est obligé de fuir, laissant sa famille à Szycz.
Marie Antoinette Lix dirige le domaine qui devient un hôpital militaire, elle soigne les blessés. Apprenant qu'un bataillon polonais va tomber dans une embuscade russe, elle revêt un costume de soldat et part à cheval les prévenir.
Elle charge avec l'escadron polonais, sur les troupes russe, et il arrive à se dégager du piège tendu. Le général polonais désirant connaitre ce valeureux cavalier, elle se présente à lui sous le nom de Michel le Sombre.



Elle est promue lieutenant et se couvrira de gloire dans de nombreux faits d'armes ; elle escortera la famille Lubienski jusqu’à la frontière prussienne.
Blessée et faite prisonnière au cours d'un combat contre des dragons russes, elle ne devra son salut qu'à son passeport français

De retour en France, elle retourne en Alsace où elle exercera le métier de vendeuse.
Elle suit des cours d'infirmière et en 1866 elle part pour Lille où sévit le choléra.
Son dévouement arrive jusqu'aux oreilles de Napoléon III qui lui confie la direction du bureau de poste de Lamarche (88).
La guerre de 1870 éclate et elle s'engage à Paris comme femme soldat.
A la tête d'une section, elle se bat dans la région de St Dié, de La Bourgonce, puis elle sera chargée de défendre La Saale et St Rémy.

Malade, elle est réformée et se retire en 1898 chez les religieuses à l'hospice de Saint Nicolas de Port (54) où elle décède en 1909.

Une plaque est apposée sur sa maison natale au 76 grand rue à Colmar

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Vieux 27/05/2011, 10h38   #220
Bernard
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Par défaut Bataille de Cassel (23 août 1328)


Enluminure du chroniqueur médiéval Jean Froissart (1337-1405).

La bataille de Cassel s'est déroulée le 23 août 1328 à proximité de la ville française de Cassel (Nord) entre l'armée du roi de France Philippe VI de France ; dit Philippe de Valois (1293-1350) et les milices de Nicolaas Zannekin, petit propriétaire foncier flamand, chef historique du soulèvement paysan dénommé "Révolte des Karls" qui éclata durant l’hiver 1323-1324 dans le Nord de la France (Flandre maritime).

Par son mariage en 1284 avec Jeanne 1ère de Navarre (1271-1305), héritière du Comté de Champagne, Philippe IV de France (1268-1314), dit Philippe le Bel opère un rapprochement entre la France et La Lorraine. Les villes de Neufchâteau, Montfort, Châtenois et Frouard relevant du Comté de Champagne, Philippe le Bel en devient légitimement le suzerain. A cette occasion il reçoit l’hommage du duc Thiébaud II de Lorraine (1263-1312). A partir de cette période les princes de Lorraine et du Barois vont remplir fidèlement leur devoir de vassaux à l’égard des rois de France et participer aux campagnes entreprises par ceux-ci.

C'est donc naturellement que nous retrouvons le 23 août 1328 Ferri IV de Lorraine (1282-1329) et Edouard 1er de Bar (1295-1336), engagés aux côtés de Philippe de Valois, à la Bataille de Cassel. Au cours des premiers affrontements Ferri IV de Lorraine est grièvement blessé, il mourra à Paris de la suite de ses blessures en 1329. Les derniers combats tournèrent au carnage. Après avoir cerné la milice flamande, la chevalerie française entrepris une charge tournante autour du cercle des survivants massacrant sans merci les malheureux pris au piège.

C’est au début de cette bataille que Philippe de Valois lança son fameux cri de ralliement "Qui m’aime me suive" devenu depuis une des expressions françaises courantes faisant allusion à un fait historique.

La Bataille de Cassel sonna le glas de la révolte des Karls.
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Dernière modification par Bernard ; 28/05/2011 à 11h50.
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