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Les villages " Mort pour la France "...

Histoire Lorraine


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Vieux 22/09/2008, 19h36   #1
Bernard
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Par défaut Les villages " Mort pour la France "...

A l’issue de la Première Guerre mondiale 3 337 000 ha sont dévastés ou dégradés, jamais dans l’Histoire, une zone n’avait été aussi détruite, ni sur une telle étendue par la seule action de l’Homme. 4000 agglomérations réparties sur 10 départements ont été partiellement détruites ou purement et simplement rayées de la carte des Communes de France.

En 1919, dans le cadre de la reconstruction le « ministère des régions libérées », en lien avec le ministère des armées, a produit une cartographie du niveau des séquelles, représentée par trois couleurs.

Découpage par zone des régions dévastées


La Zone Rouge (1), un paysage lunaire de 120.000 hectares où la moindre trace de végétation avait disparu. Sols bouleversés, villages détruits, munitions non explosées, pollutions au plomb, au mercure et aux gaz de combat et les infrastructures routières, ferroviaires, industrielles, ainsi que ponts, ports et canaux y sont généralement totalement détruites.

Le coût d'une remise en état de la Zone Rouge était tel qu'il fallut abandonner l'idée de lui redonner sa fonction d'antan, d'autant plus que d'innombrables corps étaient (et sont toujours) ensevelis en profondeur et que cet immense cimetière méritait d'être préservé.

Ce sont les raisons pour lesquelles en 1919, par la loi du 17 avril, l’Etat se rend acquéreur de tous ces territoires jugés irrécupérables et les rachète à leurs propriétaires après en avoir fixé les limites avec les maires et les survivants des villages. La plupart des communes avaient été désertées au début de février 1916.

Rue principale de Bezonvaux avant la guerre et de nos jours.


Depuis la Zone Rouge a été pour l’essentiel reboisée. C’est le cas en Meuse où environ 15500 ha dont 10100 sur la rive droite, actuelle forêt domaniale de Verdun, ont été totalement dévastés lors de la Bataille de Verdun qui eut lieu du 21 février au 19 décembre 1916. Cette bataille eut pour conséquence de détruire des dizaines de communes.

Parmi elles 9 villages comme Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Cumières-le-Mort-Homme, Douaumont, Haumont-près-Samogneux, Ornes et Vaux-devant-Damloup ont été entièrement détruits ou presque. Aujourd'hui, ces neuf communes sont toutes adhérentes à la Communauté de communes de Charny-sur-Meuse.

Des 9 villages détruits en 1916, seul Vaux-devant-Damloup dit Vaux complètement rasé en 1916 a été reconstruit, il compte aujourd’hui une soxantaine d’habitants. Douaumont et Ornes quant à eux deux totalisent moins d’une vingtaine d’habitants.

Six communes ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant. Il s’agit de: Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre.

Eglise de Louvremont détruite durant la guerre et chapelle construite sur le même emplacement


Hormis Vaux, chacune de ces anciennes agglomérations sont déclarées « Village mort pour la France » ou « Commune morte pour la France ». Renseignement pris auprès des Archives Départementales de la Meuse, il semblerait que ces appellations auraient été utilisées pour la première fois lors d’un Arrêté Préfectoral datant de 1928 dans le cadre de la loi de 1919..

Ces villages, n’ayant pas du tout ou très peu d’habitants, jouissent cependant d’une reconnaissance administrative. Ils constituent de véritables communes dirigées par une commission municipale de 3 membres - dont l’un exerce la fonction de Président-, nommé par le Préfet de la Meuse dans la foulée des élections municipales. (2)

La Commission et son Président sont respectivement investis de la plénitude des attributions des Conseils municipaux et des Maires (Article 4 de la loi du 18 octobre 1919).Ainsi, officiellement, on ne dit pas "maire de Bezonvaux" mais "Président de la commission municipale, maire de Bezonvaux". A quelques différences près, ces " maires " nommés par l'autorité administrative ont les mêmes attributions que leurs collègues élus ; ils reçoivent une écharpe tricolore et tiennent leur registre d'état-civil, bloqué dans les six communes à "zéro habitant" depuis 1918

Les 3 membres ont pour charge essentielle de perpétuer la mémoire de ces villages martyrs de la Grande Guerre : entretien des sites, des Monuments aux Morts, des chapelles commémoratives et organisation de manifestations du souvenir... (3)

Le statut administratif de ces villages « Mort pour la France » constitue un cas unique en France.

Panneaux indicateurs de six villages détruits



(1) La dénomination de zone rouge n’a pas pour origine principale le sang versé, elle l’évoque néanmoins inévitablement dans l’esprit de l’époque..
(2) Le siège de la Commission est fixé à l’adresse domiciliaire du Président quelque soit son lieu de résidence.
(3) Chacune de ces communes "mortes pour la France" compte une chapelle-abri et un Monument aux Morts.


PS : Remerciements à mes interlocuteurs, de la Préfecture de la Meuse, du Conseil Général de la Meuse, des Archives Départementales de la Meuse de la Communauté des communes de Charmy-sur-Meuse et de la Mairie de Verdun. sans qui ce petit papier n’aurait pas pu voir le jour…Cet article comporte également des passages recueillis sur des sites qui traitent de ce sujet.
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Vieux 22/09/2008, 21h11   #2
marcus85
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A l’issue de la Première Guerre mondiale 3 337 000 ha sont dévastés ou dégradés, jamais dans l’Histoire, une zone n’avait été aussi détruite, ni sur une telle étendue par la seule action de l’Homme. 4000 agglomérations réparties sur 10 départements ont été partiellement détruites ou purement et simplement rayées de la carte des Communes de France.

En 1919, dans le cadre de la reconstruction le « ministère des régions libérées », en lien avec le ministère des armées, a produit une cartographie du niveau des séquelles, représentée par trois couleurs.

Découpage par zone des régions dévastées


La Zone Rouge (1), un paysage lunaire de 120.000 hectares où la moindre trace de végétation avait disparu. Sols bouleversés, villages détruits, munitions non explosées, pollutions au plomb, au mercure et aux gaz de combat et les infrastructures routières, ferroviaires, industrielles, ainsi que ponts, ports et canaux y sont généralement totalement détruites.

Le coût d'une remise en état de la Zone Rouge était tel qu'il fallut abandonner l'idée de lui redonner sa fonction d'antan, d'autant plus que d'innombrables corps étaient (et sont toujours) ensevelis en profondeur et que cet immense cimetière méritait d'être préservé.

Ce sont les raisons pour lesquelles en 1919, par la loi du 17 avril, l’Etat se rend acquéreur de tous ces territoires jugés irrécupérables et les rachète à leurs propriétaires après en avoir fixé les limites avec les maires et les survivants des villages. La plupart des communes avaient été désertées au début de février 1916.

Rue principale de Bezonvaux avant la guerre et de nos jours.


Depuis la Zone Rouge a été pour l’essentiel reboisée. C’est le cas en Meuse où environ 15500 ha dont 10100 sur la rive droite, actuelle forêt domaniale de Verdun, ont été totalement dévastés lors de la Bataille de Verdun qui eut lieu du 21 février au 19 décembre 1916. Cette bataille eut pour conséquence de détruire des dizaines de communes.

Parmi elles 9 villages comme Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Cumières-le-Mort-Homme, Douaumont, Haumont-près-Samogneux, Ornes et Vaux-devant-Damloup ont été entièrement détruits ou presque. Aujourd'hui, ces neuf communes sont toutes adhérentes à la Communauté de communes de Charny-sur-Meuse.

Des 9 villages détruits en 1916, seul Vaux-devant-Damloup dit Vaux complètement rasé en 1916 a été reconstruit, il compte aujourd’hui une soxantaine d’habitants. Douaumont et Ornes quant à eux deux totalisent moins d’une vingtaine d’habitants.

Six communes ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant. Il s’agit de: Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre.

Eglise de Louvremont détruite durant la guerre et chapelle construite sur le même emplacement


Hormis Vaux, chacune de ces anciennes agglomérations sont déclarées « Village mort pour la France » ou « Commune morte pour la France ». Renseignement pris auprès des Archives Départementales de la Meuse, il semblerait que ces appellations auraient été utilisées pour la première fois lors d’un Arrêté Préfectoral datant de 1928 dans le cadre de la loi de 1919..

Ces villages, n’ayant pas du tout ou très peu d’habitants, jouissent cependant d’une reconnaissance administrative. Ils constituent de véritables communes dirigées par une commission municipale de 3 membres - dont l’un exerce la fonction de Président-, nommé par le Préfet de la Meuse dans la foulée des élections municipales. (2)

La Commission et son Président sont respectivement investis de la plénitude des attributions des Conseils municipaux et des Maires (Article 4 de la loi du 18 octobre 1919).Ainsi, officiellement, on ne dit pas "maire de Bezonvaux" mais "Président de la commission municipale, maire de Bezonvaux". A quelques différences près, ces " maires " nommés par l'autorité administrative ont les mêmes attributions que leurs collègues élus ; ils reçoivent une écharpe tricolore et tiennent leur registre d'état-civil, bloqué dans les six communes à "zéro habitant" depuis 1918

Les 3 membres ont pour charge essentielle de perpétuer la mémoire de ces villages martyrs de la Grande Guerre : entretien des sites, des Monuments aux Morts, des chapelles commémoratives et organisation de manifestations du souvenir... (3)

Le statut administratif de ces villages « Mort pour la France » constitue un cas unique en France.

Panneaux indicateurs de six villages détruits



(1) La dénomination de zone rouge n’a pas pour origine principale le sang versé, elle l’évoque néanmoins inévitablement dans l’esprit de l’époque..
(2) Le siège de la Commission est fixé à l’adresse domiciliaire du Président quelque soit son lieu de résidence.
(3) Chacune de ces communes "mortes pour la France" compte une chapelle-abri et un Monument aux Morts.


PS : Remerciements à mes interlocuteurs, de la Préfecture de la Meuse, du Conseil Général de la Meuse, des Archives Départementales de la Meuse de la Communauté des communes de Charmy-sur-Meuse et de la Mairie de Verdun. sans qui ce petit papier n’aurait pas pu voir le jour…Cet article comporte également des passages recueillis sur des sites qui traitent de ce sujet.
Fleury sous Douaumont!
J'ai retrouvé sur "mémoire des hommes "un grand oncle qui est mort à Fleury.Très vite, trop vite.
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Vieux 23/09/2008, 04h58   #3
robert_remy
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passionant.
merci Bernard de faire (re)vivre ces villages dans nos mémoires
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Vieux 23/09/2008, 19h20   #4
F3Mé
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Merci pour l'article!

En passant, quelques images de Bezonvaux, site qui m'a beaucoup marqué:







__________________
Un Dimanche en Lorraine
Chouette, c'est le week-end!
Le Combat Ordinaire

"on forme un cri lorsque tous ensemble on murmure" (Tacite & T-Roro)
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Vieux 23/09/2008, 22h01   #5
MamLéa
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Excellente idée de traiter de ce sujet ! Et comme de coutume, tes posts sont complets, intéressants et bien construits.

Quand on se "promène" (pour moi, ça a été pour le travail) dans les forêts de zone rouge de Verdun ou du Morthomme - pour citer celles que je connais bien- l'émotion reste entière !
Malgré les années passées, le danger reste présent : ne vous avisez pas d'y faire du feu, ça peut encore sauter... Des bûcherons et forestiers y ont perdu la vie, il y a encore peu d'années !

J'avais dans mon enfance meusienne comme voisine une vieille dame originaire d'Ornes ; elle nous racontait ce qu'était son village, avant l'évacuation des habitants ! Ha, si j'avais eu un magnétophone alors !

Un lien intéressant ici : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/...55,2971,fr.php
__________________
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Dernière modification par MamLéa 23/09/2008 à 22h03.
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Vieux 24/09/2008, 10h51   #6
Bernard
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Malgré les années passées, le danger reste présent : ne vous avisez pas d'y faire du feu, ça peut encore sauter... Des bûcherons et forestiers y ont perdu la vie, il y a encore peu d'années !
Effectivement

Citation:
Envoyé par Bienvenue en Meuse

... Mais aujourd'hui encore, ces terres polluées ne sont toujours pas déminées. Henri Belot, responsable du service de déminage régional de Lorraine, explique par exemple que "la dépollution absolue des forêts de Verdun par détection électromagnétique est une quasi-impossibilité, du fait de la forte proportion d'éclats, de barbelés et autres ferrailles présentes dans le sol. Par ailleurs nombre d'engins sont enfouis sous le rayon d'action des détecteurs de surface. Pour dépolluer la zone des combats, il faudrait éliminer la forêt sur des dizaines de milliers d'hectares, décaper le sol sur une profondeur d'au moins un mètre, trier les terres extraites, et procéder à la détection électromagnétique des sols vierges ainsi mis au jour : ce serait une nouvelle catastrophe pour l'environnement, et aussi pour les finances de l'Etat."

En Meuse, le nombre de munitions neutralisées chaque année par les services de déminage est toujours impressionnant. Ce sont en effet plus de 100.000 kg de munitions et d'explosifs qui ont été traités au cours des années 2001, 2002 et 2003 (les trois quarts seulement étant imputables à la bataille de Verdun).

Dans tous les cas, rappelez-vous qu'il ne faut pas jouer avec les obus et les grenades rouillées que vous trouvez dans les bois...
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Vieux 25/09/2008, 13h55   #7
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Envoyé par marcus85 Voir le message
Fleury sous Douaumont!
J'ai retrouvé sur "mémoire des hommes "un grand oncle qui est mort à Fleury.Très vite, trop vite.
Site très utile lorsqu’on fait des recherches généalogiques…
Il y a quelques années ce site m’a évité de partir sur une fausse piste en ce qui concerne un arrière grand oncle dont je croyais la branche familiale éteinte…
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Vieux 27/09/2008, 20h20   #8
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Envoyé par marcus85 Voir le message
Fleury sous Douaumont!
J'ai retrouvé sur "mémoire des hommes "un grand oncle qui est mort à Fleury.Très vite, trop vite.
Source : Chemin de mémoire

Village détruit de Fleury-devant-Douaumont (55)

1916

Le 21 février 1916, Fleury-devant-Douaumont est réveillé par le bombardement préparatoire à l'assaut allemand. Il neige. L'horizon est en feu. Les nouvelles sont rares et contradictoires. L'ordre est donné d'évacuer le village. Les habitants s'entassent dans les charrettes, emmènent le bétail et descendent vers Bras sur Meuse et Verdun croisant les renforts qui se hâtent vers la ligne de feu. Le 24 février, la chute du fort de Douaumont met Fleury-devant-Douaumont sous les vues allemandes. Les bombardements crèvent les toitures pendant que les tranchées et les abris transforment les caves en îlots de résistance. Et la destruction de Fleury-devant-Douaumont ne s'arrêtera plus. En mai, il n'est déjà plus qu'un tracé de ruines fumantes. Le 7 juin, la perte du fort de Vaux le met en première ligne.

Entre Froideterre et Souville, à la tête des ravins de la Poudrière et des Vignes, il devient une des clés de la bataille. Emporter cette position, c'est une chance pour les Allemands de percer, la tenir, c'est verrouiller la porte qui ouvre sur Verdun.

Ainsi commence l'agonie de Fleury-devant-Douaumont dont le drame se noue pendant les semaines de juin à août 1916 quand l'assaillant lance ses dernières et furieuses offensives sur le front de Froideterre-Souville. Au cours de la bataille, Fleury-devant-Douaumont changera 16 fois de mains. Le 23 juin, les meilleures troupes du Kronprinz, Bavarois et Alpenkorps, précédées de milliers d'obus dont à gaz, déferlent sur le village. Pour retarder cette avance impitoyable, le 121ème Bataillon de Chasseurs à pied se sacrifie ; à la nuit, il est anéanti ; mais la 260ème brigade peut prendre la relève. Se succèdent alors de furieux assauts sur ces quelques hectares. Pris le 23 juin, Fleury-devant-Douaumont est repris le 24 ; reperdu aussitôt, réoccupé le lendemain et reperdu de nouveau. Le 27, un bataillon du 241ème Régiment d'Infanterie s'accroche à la lisière Sud et en interdit le débouché. Le 11 juillet, l'assaillant tente un suprême effort et dans la poussière âcre des explosions, il attaque, précédé de lance-flammes et réussit à s'emparer de la Poudrière défendue par deux bataillons de la 255ème brigade commandée par le Colonel Coquelin de Lisle.

Quelques éléments parviennent même jusqu'au centre D dit le "Morpion" par les Allemands en raison de l'aspect qu'il présentait sur leurs photos aériennes puis se replient avec quelques prisonniers.

Cet ouvrage terrassé encore visible sur le terrain marque l'extrême avance de l'ennemi en direction de Verdun.
La Poudrière appelée par les Allemands "M. Raum", (abri à munitions) édifiée avant la guerre en même temps que le camp retranché de Verdun, devait servir de dépôt de munitions avancé d'artillerie, pour permettre d'alimenter plus rapidement les batteries de forteresse ou de campagne entre Douaumont, Thiaumont, Froideterre et Fleury-devant-Douaumont, ainsi qu'un certain nombre de dépôts de munitions secondaires reliées à elle par voie de 60. Abri sous roc situé à environ 10 mètres sous terre à deux entrées.

A l'intérieur, dans les couloirs, reste la trace de voies de 60 cm et plaques tournantes qui assuraient jusqu'à début de la bataille l'acheminement des munitions à pied d'oeuvre. Dans le fond, une grande salle servait de poste de secours. A l'entrée, le long de la piste (sentier de découverte de la Poudrière de Fleury-devant-Douaumont), restent les vestiges de l'ancien poste de garde, où le Colonel Coquelin de Lisle a été tué ce 11 juillet 1916.
A 200 mètres au Sud-Sud-Ouest, se trouve la tombe du Caporal mitrailleur Rachel tué le même jour.

Du 13 juillet au 5 août, de violents combats continuent autours des ruines du village englouties dans le chaos du champ de bataille. Les 17 et 18 août, le Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc qui se bat depuis 10 jours dans les ruines, s'élance à l'assaut en chantant la Marseillaise et reprend définitivement le village. En octobre et novembre, la position de Fleury-devanl-Douaumont sera la base de départ des offensives qui reprennent Douaumont et Vaux.


Fleury-devant-Douaumont (Le ravin des vignes)
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Vieux 28/09/2008, 11h32   #9
marcus85
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Merci des infos.

Le frère de ma Grand Mère , 20 ans

http://www.memoiredeshommes.sga.defe...MPF1418&_Lg=fr

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Vieux 01/10/2008, 12h02   #10
Bernard
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Lu dans la presse lors des élections municipales de 2008…

Personne ne va voter pour Jean Laparra, maire sortant de Bezonvaux dans la Meuse, cette commune n’a pas d’habitant…Bezonvaux fait partie des 9 communes proches du canton de Charny qui ont été entièrement détruites lors de la bataille de Verdun en 1916 et qui sont conservées pour la Mémoire.

Dans ces communes "désertes", le maire est donc avant tout le garant de l'entité administrative, conservée en mémoire du drame et il est directement nommé par le prefet….

Jean Laparra devrait être nommé après le 2e tour par le préfet de la Meuse à la tête de la commission municipale de Bezonvaux.


Jean Laparra, maire de Bezonvaux (à droite)
pendant la Marseillaise, lors de la dernière
fête organisée dans le village
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