MamLéa
18/01/2009, 16h11
Récupération d'archives (simplifié)
Sujet ouvert par BRACASS le 03/10/2007
Voici ce qu'annonce Europe 1, information reprise par d'autres médias:
Michelin ferme son usine de Toul, 826 personnes concernées
mercredi 3 octobre 2007 15h57
Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé sa volonté mercredi de fermer son usine de Toul en Meurthe-et-Moselle dans le cadre d'un plan de restructuration qui concerne également l'Espagne. Pour le directeur de l'usine de Toul, cette décision était "inéluctable". Elle concerne 826 employés.
Quand on sait que Toul est une ville de 17000 habitants, on imagine aisément la catastrophe que représente cette fermeture !
le site de la mairie de Toul: http://www.mairie-toul.fr/index1024
va malheureusement devoir rectifier l'une de ses devises: " Toul ville d'avenir ".
(http://www.michelin.com/corporate/fr...que=32&lang=FR)
Résultats du 1er semestre 2007
MICHELIN ANNONCE UNE AMELIORATION DE 2,2 POINTS
DE SA MARGE OPERATIONNELLE AVANT ELEMENTS NON RECURRENTS
A 10,2%, POUR LE PREMIER SEMESTRE 2007
- Croissance soutenue des volumes vendus : + 3,6%
- Maintien de l’effet prix-mix à un niveau élevé : +4,4%
- Ventes nettes : + 4,7% (+ 8,2% à parités constantes)
- Hausse du résultat net : +58%
- Nette amélioration du cash flow libre : +382 millions d’euros
TOUL (MeurtheetMoselle), 3 oct 2007 (AFP) - 15h04
Fermeture de l'usine Kléber à Toul: une décision "inéluctable" (directeur)
La fermeture en 2009 de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), annoncée mercredi par la maison mère Michelin, est un décision "inéluctable" qui relève d'une obligation économique, a déclaré son directeur Henri de la Gravière à l'AFP. "Ce n'est pas une décision simple, mais elle était inéluctable. On n'a pas le choix. On a vraiment examiné tout ce qu'on pouvait faire pour ne pas fermer. Depuis 1999, 45 millions d'euros ont été investis dans l'usine pour améliorer sa rentabilité", a expliqué M. de la Gravière, dans un entretien avec l'AFP. Avec des coûts de production supérieurs de 50% à ceux des fabricants asiatiques, l'usine Kléber de Toul est devenue bien trop chère par rapport à ses concurrents à bas coûts, dont le volume des importations de pneumatiques en France a augmenté de 70% en cinq ans, selon le directeur du site. "Dans les usines Michelin, les machines sont beaucoup plus automatisées et permettent une meilleure rentabilité. On a pensé en amener ici, chez Kléber. Mais il aurait fallu quasiment reconstruire l'usine. Economiquement, ça n'avait pas de sens", a déclaré Henri de la Gravière. La contribution de l'usine de Toul à l'entité Kléber, et donc à Michelin, était déficitaire, même si le groupe Kléber ne l'était pas, a précisé le directeur. La priorité du groupe sera à présent le reclassement des 826 salariés du site. Au moins deux postes seront proposés à chacun d'entre eux dans l'une des seize usines Michelin de France. Pour les moins mobiles souhaitant rester en Lorraine, un dispositif d'aide à la recherche d'emploi sera mis en place. Les salariés pourront effectuer des bilans de compétence, ainsi que des formations avec validations des acquis, d'après M. de la Gravière. Une filiale de Michelin, la Société d'industrialisation et de développement, qui a déjà permis de créer plus de 12.000 emplois dans l'Hexagone depuis 1990, s'emploiera à "revitaliser le bassin de Toul", c'est-à-dire à "créer autant d'emplois que ceux qu'il y avait sur ce site", selon le directeur. Un numéro vert a été mis en place pour les salariés, dont l'âge moyen est de 42 ans, selon Henri de la Gravière.
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TOUL (MeurtheetMoselle), 3 oct 2007 (AFP) - 16h06
Michelin: la direction accusée par les syndicats d'avoir laissé mourir l'usine de Toul
Les syndicats de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), dont la fermeture en 2009 a été annoncée mercredi par la maison-mère Michelin, ont accusé la direction d'avoir "laissé mourir l'usine" par "manque d'investissement". "Cela fait deux ou trois ans que l'on sait que le site va fermer. La direction est fautive. Ils ont laissé mourir l'usine", s'est indigné Jacques Auxerre, délégué syndical central FO. Le directeur du site, Henri de la Gravière, a justifié mercredi la fermeture du site comme une "décision inéluctable", les coûts de production de l'usine de Toul étant bien supérieurs à ceux de la concurrence asiatique, malgré les 45 millions investis depuis 1999. "Les 45 millions, on ne sait vraiment pas où ils sont passés. On ne les a pas vus", a poursuivi M. Auxerre, déplorant que les salariés "travaillent depuis des années sur des machines obsolètes". "Le matériel est le même depuis 1969" et ne permet pas de produire certains pneus, par exemple ceux utilisés aujourd'hui pour les grosses berlines, a observé Bernard Seirolle, ancien délégué syndical CGT, en retraite depuis six ans après 31 ans travaillés à Toul. "La fermeture du site n'est pas inéluctable. Elle n'est pas liée à un manque de rentabilité mais à un manque d'investissement", a affirmé Pierre Kovalski, délégué syndical central CGT. "On préfère aller produire en Pologne, soi-disant pour le marché local. Mais la production de l'usine polonaise a été multipliée par cinq ou six alors que le marché polonais n'a fait que doubler. La différence, c'est Toul qui la paye", selon le syndicaliste. Quelque 826 salariés travaillent sur le site, à qui l'on va proposer une réaffectation au sein du groupe, ou des aides à la formation.
Sujet ouvert par BRACASS le 03/10/2007
Voici ce qu'annonce Europe 1, information reprise par d'autres médias:
Michelin ferme son usine de Toul, 826 personnes concernées
mercredi 3 octobre 2007 15h57
Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé sa volonté mercredi de fermer son usine de Toul en Meurthe-et-Moselle dans le cadre d'un plan de restructuration qui concerne également l'Espagne. Pour le directeur de l'usine de Toul, cette décision était "inéluctable". Elle concerne 826 employés.
Quand on sait que Toul est une ville de 17000 habitants, on imagine aisément la catastrophe que représente cette fermeture !
le site de la mairie de Toul: http://www.mairie-toul.fr/index1024
va malheureusement devoir rectifier l'une de ses devises: " Toul ville d'avenir ".
(http://www.michelin.com/corporate/fr...que=32&lang=FR)
Résultats du 1er semestre 2007
MICHELIN ANNONCE UNE AMELIORATION DE 2,2 POINTS
DE SA MARGE OPERATIONNELLE AVANT ELEMENTS NON RECURRENTS
A 10,2%, POUR LE PREMIER SEMESTRE 2007
- Croissance soutenue des volumes vendus : + 3,6%
- Maintien de l’effet prix-mix à un niveau élevé : +4,4%
- Ventes nettes : + 4,7% (+ 8,2% à parités constantes)
- Hausse du résultat net : +58%
- Nette amélioration du cash flow libre : +382 millions d’euros
TOUL (MeurtheetMoselle), 3 oct 2007 (AFP) - 15h04
Fermeture de l'usine Kléber à Toul: une décision "inéluctable" (directeur)
La fermeture en 2009 de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), annoncée mercredi par la maison mère Michelin, est un décision "inéluctable" qui relève d'une obligation économique, a déclaré son directeur Henri de la Gravière à l'AFP. "Ce n'est pas une décision simple, mais elle était inéluctable. On n'a pas le choix. On a vraiment examiné tout ce qu'on pouvait faire pour ne pas fermer. Depuis 1999, 45 millions d'euros ont été investis dans l'usine pour améliorer sa rentabilité", a expliqué M. de la Gravière, dans un entretien avec l'AFP. Avec des coûts de production supérieurs de 50% à ceux des fabricants asiatiques, l'usine Kléber de Toul est devenue bien trop chère par rapport à ses concurrents à bas coûts, dont le volume des importations de pneumatiques en France a augmenté de 70% en cinq ans, selon le directeur du site. "Dans les usines Michelin, les machines sont beaucoup plus automatisées et permettent une meilleure rentabilité. On a pensé en amener ici, chez Kléber. Mais il aurait fallu quasiment reconstruire l'usine. Economiquement, ça n'avait pas de sens", a déclaré Henri de la Gravière. La contribution de l'usine de Toul à l'entité Kléber, et donc à Michelin, était déficitaire, même si le groupe Kléber ne l'était pas, a précisé le directeur. La priorité du groupe sera à présent le reclassement des 826 salariés du site. Au moins deux postes seront proposés à chacun d'entre eux dans l'une des seize usines Michelin de France. Pour les moins mobiles souhaitant rester en Lorraine, un dispositif d'aide à la recherche d'emploi sera mis en place. Les salariés pourront effectuer des bilans de compétence, ainsi que des formations avec validations des acquis, d'après M. de la Gravière. Une filiale de Michelin, la Société d'industrialisation et de développement, qui a déjà permis de créer plus de 12.000 emplois dans l'Hexagone depuis 1990, s'emploiera à "revitaliser le bassin de Toul", c'est-à-dire à "créer autant d'emplois que ceux qu'il y avait sur ce site", selon le directeur. Un numéro vert a été mis en place pour les salariés, dont l'âge moyen est de 42 ans, selon Henri de la Gravière.
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TOUL (MeurtheetMoselle), 3 oct 2007 (AFP) - 16h06
Michelin: la direction accusée par les syndicats d'avoir laissé mourir l'usine de Toul
Les syndicats de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), dont la fermeture en 2009 a été annoncée mercredi par la maison-mère Michelin, ont accusé la direction d'avoir "laissé mourir l'usine" par "manque d'investissement". "Cela fait deux ou trois ans que l'on sait que le site va fermer. La direction est fautive. Ils ont laissé mourir l'usine", s'est indigné Jacques Auxerre, délégué syndical central FO. Le directeur du site, Henri de la Gravière, a justifié mercredi la fermeture du site comme une "décision inéluctable", les coûts de production de l'usine de Toul étant bien supérieurs à ceux de la concurrence asiatique, malgré les 45 millions investis depuis 1999. "Les 45 millions, on ne sait vraiment pas où ils sont passés. On ne les a pas vus", a poursuivi M. Auxerre, déplorant que les salariés "travaillent depuis des années sur des machines obsolètes". "Le matériel est le même depuis 1969" et ne permet pas de produire certains pneus, par exemple ceux utilisés aujourd'hui pour les grosses berlines, a observé Bernard Seirolle, ancien délégué syndical CGT, en retraite depuis six ans après 31 ans travaillés à Toul. "La fermeture du site n'est pas inéluctable. Elle n'est pas liée à un manque de rentabilité mais à un manque d'investissement", a affirmé Pierre Kovalski, délégué syndical central CGT. "On préfère aller produire en Pologne, soi-disant pour le marché local. Mais la production de l'usine polonaise a été multipliée par cinq ou six alors que le marché polonais n'a fait que doubler. La différence, c'est Toul qui la paye", selon le syndicaliste. Quelque 826 salariés travaillent sur le site, à qui l'on va proposer une réaffectation au sein du groupe, ou des aides à la formation.
