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[Humour] Hubert Blanc, un « superpréfet »au chevet de la région Nord-Est [Archives] - Lorraine Café

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Lothringer
06/08/2008, 20h57
Hubert Blanc, un « superpréfet »au chevet de la région Nord-Est

Il prendra ses fonctions à la rentrée, avec pour mission d'accompagner vers une conversion des territoires meurtris par la refonte de la carte militaire

Avant même d’avoir pris ses fonctions, mi-septembre, Hubert Blanc est surnommé le « superpréfet ». Son périmètre de compétence est, en effet, étendu. Il inclura la Lorraine, la Champagne-Ardenne, le Nord, peut-être une partie de la Picardie et de l’Alsace. À la tête d’une mission d’experts, il aura six mois pour élaborer un programme d’action afin d’attirer de nouveaux investissements dans la région.

Hubert Falco, secrétaire d’État à l’aménagement du territoire, le sait prêt à relever le défi : « C’est un homme qui a toute ma confiance. Son expérience est énorme. Il n’a plus rien à prouver. » À 73 ans, le conseiller d’État à la retraite a un CV impressionnant. Il a enchaîné les postes de préfet, dans les Hautes-Alpes, dans la région Centre, puis en Provence-Alpes-Côte d’Azur… Auparavant, de 1980 à 1983, Hubert Blanc avait dû aussi faire face, en tant que préfet des Vosges, à des problèmes de reconversion et affronter la crise du textile en Lorraine. « Pour de telles missions, il faut s’appuyer sur les forces locales. Ce sont elles qui permettent de trouver et de mettre en œuvre des solutions », souligne-t-il.

Il a dirigé le cabinet civil et militaire du ministre de la défense André Giraud
Consciencieux, le superpréfet ne s’attarde pas sur les détails du dossier. Il attend « d’avoir toutes les informations en main. » Il connaît pourtant très bien son sujet. Il a été consulté lors de l’élaboration du livre blanc de la défense publié en juin. Un livre blanc qui avait notamment mis en exergue la disparition du risque d’« invasion de notre territoire », le « développement considérable » du terrorisme et avait mené aux réformes actuelles.

Car l’armée est un domaine qui poursuit Hubert Blanc. De 1986 à 1988, il a dirigé le cabinet civil et militaire du ministre de la défense André Giraud. Par discrétion, il n’exprimera pas non plus son opinion sur les effets de la remodélisation de la carte militaire : « Le gouvernement a souhaité un homme indépendant, je le suis. Je suis nommé pour aider la population à surmonter cette crise et non pas pour donner mon avis. » Marié et père d’un enfant, ce haut fonctionnaire, qui a mis toute sa vie au service de l’État, se réjouit, encore, de retrouver le poste de préfet : « C’est une fonction beaucoup moins autoritaire qu’on ne l’imagine. Les préfets sont en contact permanent avec les acteurs locaux, avec les réalités quotidiennes. »

Jean-Baptiste MOUTTET

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2345823&rubId=786